La dernière journée de mobilisation du 6 novembre a rassemblé plus de
1,2 million de personnes contre la réforme des retraites. Après plusieurs mois de mobilisation et malgré les intentions du gouvernement d’éteindre les feux de la contestation, le mouvement
social répond encore présent pour exprimer son opposition à une réforme injuste et inefficace. Le message renvoyé par la population au gouvernement est clair : le vote de la loi par le
Parlement ne rend pas la réforme des retraites plus juste !
Le gouvernement misait sur la résignation : il
s’est heurté à un mouvement social d’une ampleur sans précédent. Le gouvernement souhaitait tenir les jeunes à l’écart du débat sur l’avenir : ils se sont imposés avec force. Le gouvernement
souhaitait une victoire en rase campagne pour rendre le mouvement social impuissant : il se heurte à une opinion majoritairement hostile, et dispose de moins de marges de manœuvre
qu’auparavant.
L’heure n’est pas à la déception. La légitimité de la
réforme est plus faible que jamais. C'est une défaite symbolique de Nicolas Sarkozy, pas une victoire. Le gouvernement va continuer à trainer cette réforme illégitime comme un boulet jusqu’à ce que
l’avenir des retraites soit remis sur la table.
Mais notre mouvement ne s’arrête pas là : le
rapport de force que nous construisons est un bien précieux pour la suite. L’UNEF ne laissera pas le gouvernement remettre le couvercle sur les revendications portées par les jeunes dans ce
mouvement, notamment le droit à un emploi stable et le refus du chômage et de la précarité.
Nous ne pourrons accepter que les revendications
légitimes de la jeunesse soient très vite mises de côté comme ce fut le cas à la suite des mobilisations précédentes. La mobilisation de la jeunesse aux côtés des salariés sur une thématique
comme celle les retraites traduit évidemment des problèmes plus profonds auxquels est confrontée notre génération.
L’intersyndicale appelle à un nouveau temps fort
national de mobilisation fin novembre. Nous serons au rendez-vous. Avec les salariés, nous marchons ensemble. D’ici là, c’est en s’organisant collectivement, que l’on pourra continuer à se faire
entendre.
Par UNEF Rennes
Mercredi 10 novembre 2010
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